8 parents sur 10 souhaitent transmettre leur patrimoine à leurs enfants : quels sont les impacts ?
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La transmission de patrimoine n'est plus un sujet réservé aux grandes fortunes. En 2026, près de 8 Français sur 10 estiment pouvoir léguer un héritage à l'avenir, un chiffre en hausse de 6 points par rapport à 2025. Ce mouvement de fond redéfinit la manière dont les familles pensent leur avenir et leur rapport à l'immobilier.
Une transmission qui s'anticipe, pas qui s'improvise
Cette intention est particulièrement marquée chez les parents d'enfants à charge, et traduit une évolution de fond : la transmission se pense de plus en plus "avec soi" plutôt qu'"après soi", dans une logique d'anticipation et d'accompagnement actif des proches. Autrement dit, attendre le dernier moment n'est plus la norme.
Les ménages héritent de plus en plus tard : l'INSEE a relevé que plus de 6 ménages sur 10 qui héritent ont plus de 60 ans, un âge où les héritiers ont déjà constitué leur patrimoine personnel. Recevoir un héritage à 62 ans change beaucoup moins de choses que de recevoir un apport à 30 ans pour acheter son premier logement. C'est précisément ce que les parents ont compris.
Ce que cela change concrètement pour votre projet immobilier
Si vous êtes enfant d'un parent qui souhaite transmettre de son vivant, bonne nouvelle : il existe aujourd'hui deux types d'exonérations en matière de donation qui se cumulent. L'une d'elles s'applique aux dons de sommes d'argent consentis dans le cadre familial entre le 15 février 2025 et le 31 décembre 2026, dès lors que les fonds sont utilisés dans un délai de six mois pour financer l'acquisition d'un logement ou des travaux de rénovation énergétique.
Concrètement, un enfant peut recevoir jusqu'à 300 000 euros de l'ensemble de ses ascendants pour financer sa résidence principale, sans droits de donation. Chaque parent peut donner 131 865 euros à chacun de ses enfants sans droits de donation, soit 263 730 euros pour un couple. Cet abattement se reconstitue tous les 15 ans. Pour un primo-accédant qui cherche à constituer un apport solide, ce levier peut transformer un projet bloqué en projet réalisable.
Comment les parents organisent leur transmission de leur vivant
62 % des Français envisagent de recourir à la donation de leur vivant ou l'ont déjà fait, un niveau en progression de 5 points par rapport à 2025. Parmi les outils disponibles, la donation-partage reste la plus structurée : elle permet de répartir les biens entre plusieurs enfants de façon équitable, en acte notarié, tout en bénéficiant des abattements fiscaux. Elle évite les tensions à venir et sécurise la répartition pour toute la famille.
Pour les parents qui souhaitent transmettre un bien immobilier tout en continuant à l'occuper, le démembrement de propriété constitue l'une des stratégies les plus efficaces. En attribuant la nue-propriété à un enfant et en gardant l'usufruit, le donateur réduit considérablement la base taxable, tout en conservant un contrôle économique. Entre 2025 et 2040, les transmissions de patrimoine vont connaître une hausse spectaculaire, et s'y préparer sereinement passe avant tout par une planification anticipée.
Que vous soyez le parent qui donne ou l'enfant qui reçoit, la transmission patrimoniale influe directement sur la faisabilité de vos projets immobiliers. Construire une stratégie adaptée à votre situation familiale, avec l'accompagnement d'un notaire et d'un expert en financement, reste le réflexe le plus utile que vous puissiez adopter aujourd'hui.
Mis à jour le 26/05/2026 à 09:38