Taux d’usure 2026 : où en sont les crédits immobiliers ce trimestre ?
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Au 1er avril 2026, les nouveaux taux d’usure viennent d’être publiés. Un indicateur clé, souvent discret, mais pourtant déterminant dans l’accès au crédit immobilier.
Alors que les taux se stabilisent progressivement, ces nouveaux plafonds apportent un éclairage concret sur les conditions de financement actuelles.
Le taux d’usure : un repère essentiel pour encadrer le crédit
Le taux d’usure correspond au taux annuel effectif global (TAEG) maximum que les banques sont autorisées à proposer. Au-delà de ce seuil, un crédit ne peut tout simplement pas être accordé.
Ce plafond inclut l’ensemble du coût du financement :
- Taux de crédit immobilier,
- Assurance emprunteur,
- Frais de dossier,
- Garanties.
Son objectif est clair : protéger les emprunteurs contre des conditions de financement excessives.
Fixé chaque trimestre par la Banque de France, le taux d’usure est calculé à partir des taux réellement pratiqués sur le marché, auxquels on ajoute un tiers.
Ce mode de calcul explique en partie les décalages que l’on peut observer avec les taux de crédit du moment.
Des seuils toujours élevés au 2ᵉ trimestre 2026
Les nouveaux taux d’usure applicables depuis le 1er avril 2026 confirment une tendance déjà amorcée ces derniers mois : des plafonds qui restent élevés, notamment pour les durées longues.
Ainsi, pour les crédits immobiliers :
- Moins de 10 ans : autour de 4%
- Entre 10 et 20 ans : environ 4,48%
- 20 ans et plus : autour de 5,19%
Un niveau qui dépasse désormais clairement les 5% pour les durées longues (un fait encore rare il y a quelques années.)
À noter que d’autres catégories disposent également de leurs propres seuils :
- Prêts relais,
- Crédits à taux variable,
- Crédits à la consommation.
Par rapport au trimestre précédent, la progression reste mesurée. Les taux d’usure semblent amorcer une phase de stabilisation.
Pourquoi le taux d’usure reste élevé en 2026
Le maintien de ces niveaux peut surprendre, surtout dans un contexte où les taux immobiliers tendent à se stabiliser, voire légèrement refluer.
Deux facteurs principaux expliquent cette situation :
- L’héritage de la hausse des taux en 2023-2024 : Les taux élevés observés sur cette période continuent d’influencer les moyennes utilisées pour calculer l’usure.
- Un effet de retard mécanique : Même si les taux de crédit commencent à se stabiliser, les seuils d’usure mettent plus de temps à s’ajuster.
Ce niveau élevé n’est pas nécessairement négatif. Il permet aujourd’hui d’éviter un phénomène bien connu ces dernières années : le blocage de dossiers de financement à cause d’un dépassement du taux d’usure.
Ce que cela change concrètement pour votre projet immobilier
Ces nouveaux seuils offrent davantage de marge aux banques, notamment pour intégrer l’assurance emprunteur dans le TAEG.
Pour autant, un dossier peut toujours être refusé en cas de dépassement du taux d’usure.
Dans ce contexte, quelques réflexes restent essentiels :
- Anticiper son projet en amont : Une bonne préparation permet d’optimiser chaque composante du financement.
- Travailler son profil emprunteur : Apport personnel, stabilité des revenus, gestion des comptes… autant de critères qui jouent directement les conditions obtenues.
- Optimiser les éléments du TAEG : Assurance emprunteur, frais de garantie ou durée du prêt peuvent faire varier significativement le coût global.
- S’appuyer sur une simulation de prêt immobilier : Cela permet d’évaluer précisément sa capacité d’emprunt et d’éviter les mauvaises surprises.
Dans un environnement encore technique, l’accompagnement par un courtier CAFPI reste un levier clé pour sécuriser son projet et accéder aux meilleures conditions.
Mis à jour le 02/04/2026 à 12:21