Vente concomitante : comment acheter et vendre un bien immobilier en même temps ?
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Vous êtes propriétaire de votre résidence principale, et vous souhaitez la revendre dans le but d’acheter un nouveau bien immobilier ? Dans cette situation, on envisage souvent de souscrire à un prêt relais : mais ce n’est pas votre seule option !
Plutôt que de souscrire à plusieurs crédits pour financer votre nouvel achat, vous pouvez tenter d’effectuer une vente concomitante, une transaction particulière qui consiste à réaliser dans un même temps la vente de votre bien et l’achat de votre nouveau logement. Mais cela nécessite une bonne organisation ! Vous hésitez à vous lancer ? Définition, avantages, risques et conseils pour bien s’organiser, les experts CAFPI vous disent tout ce qu’il faut savoir sur la vente concomitante.
- Une vente concomitante consiste à vendre et à acheter deux biens en simultané, en finançant l’achat du nouveau bien immobilier avec le produit de la vente de l’ancien.
- Une vente concomitante permet d’éviter d’avoir à souscrire à un prêt relais ou à trouver un logement temporaire entre les deux transactions, mais elle comporte aussi certains risques.
- Pour réussir une vente concomitante, il faut que la signature des deux actes de vente soit parfaitement coordonnée. Une bonne estimation du bien à vendre est aussi une étape essentielle pour obtenir un financement.
Qu’est-ce qu’une vente concomitante ?
Une vente concomitante désigne en réalité deux transactions simultanées : la vente d’un bien immobilier et l’achat d’un autre bien.
La vente concomitante : définition et principe
La vente concomitante correspond à une double transaction qui consiste à vendre un bien dans le but d’en acheter un nouveau. Afin d’éviter de multiplier les crédits ou de se retrouver à devoir louer avant de pouvoir acheter de nouveau, le produit de la vente de l’ancien bien est reversé directement dans l’achat d’une nouvelle résidence : c’est pourquoi on appelle également ce type de transaction une “vente en cascade”.
En toute logique, la vente concomitante est une solution envisagée par les secundo accédants, qui sont déjà propriétaires de leur résidence principale. Elle peut être employée par les investisseurs qui souhaitent revendre un bien acheté dans le cadre d’un investissement locatif afin de réinjecter cet argent dans un nouvel investissement, ou bien dans l’achat de leur résidence principale.
Selon le prix des biens à vendre et à acheter, la vente concomitante peut permettre de financer intégralement un nouvel achat, ou bien d’emprunter un montant qui correspond à la différence de prix entre l’ancien et le nouveau bien. Le produit de la vente du premier bien sert alors d’apport initial pour l’achat du second.
Quel est l’intérêt d’une vente concomitante ?
L’intérêt d’une vente concomitante, c’est que cette transaction permet de changer de résidence principale sans avoir à souscrire à un prêt relais. Cela vous évite ainsi de nombreux frais liés à l’octroi d’un nouveau crédit immobilier (frais de dossier, assurance, intérêts…), de même que d’avoir à rembourser plusieurs crédits en même temps avec un cumul de mensualités.
L’autre intérêt de la vente concomitante, c’est qu’elle vous évite de subir une rupture de logement, autrement dit, d’avoir à quitter votre logement actuel avant d’avoir trouvé un nouveau bien à acheter. Comme vous achetez et vendez en simultané, vous n’avez pas à trouver de logement temporaire, à louer un box pour stocker vos affaires, ni à devoir organiser deux déménagements en quelques mois.
Quels sont les risques d’une vente concomitante ?
Une vente concomitante peut être très avantageuse… À condition que tout se passe comme prévu ! Sans surprise, le fait de devoir gérer deux transactions (une vente et un nouvel achat) en simultané multiplie le risque d’imprévus par deux.
Comme vous devez gérer la vente et l’achat d’un bien en même temps, le moindre problème qui viendrait perturber l’une ou l’autre des transactions pourrait compromettre votre projet :
- Si l’acheteur de votre bien se désiste, vous devrez renoncer à acheter votre nouveau bien.
- Si la vente prend plus de temps que prévu, vous risquez de voir le vendeur de l’autre bien s’impatienter et annuler la vente.
- Si le vendeur du bien que vous souhaitez acheter se désiste, vous devrez annuler la vente de votre logement ou bien le quitter avant d’avoir trouvé un autre bien.
- Si votre achat prend du retard alors que votre vente se réalise dans les temps, vous allez devoir trouver un logement temporaire le temps de pouvoir signer l’acte de vente de votre nouveau bien.
Vendre avant d’acheter ou acheter avant de vendre : comment choisir ?
La première question que vous devez vous poser avant de vous lancer dans une vente concomitante, c’est par quoi vous souhaitez commencer. Vous avez alors le choix entre deux déroulés :
Acheter avant de vendre
Vous cherchez d’abord un bien à acheter avant de vendre le vôtre : vous commencez votre recherche de biens avant de publier votre annonce, et vous mettez votre logement en vente seulement une fois que vous avez trouvé un bien qui vous correspond et que votre offre a été acceptée. Cela peut fonctionner si votre bien se situe dans une zone de forte demande et que vous recevez une offre rapidement, mais c’est aussi l’option la plus risquée d’un point de vue financier.
Vendre avant d’acheter
Vous mettez d’abord votre bien en vente, tout en commençant vos recherches, mais attendez de recevoir une offre avant d’en formuler une. Cela vous permet d’avoir un prix de vente définitif sur lequel vous baser pour déterminer votre capacité de financement, mais aussi, d’éloigner le risque d’avoir à recourir à un prêt relais. Par contre, si vous ne trouvez pas un bien rapidement, vous allez devoir trouver un logement temporaire entre les deux transactions.
Comment bien gérer une vente concomitante ?
Vous l’avez compris, une vente concomitante nécessite une parfaite coordination entre les deux transactions, soit beaucoup d’anticipation et une très bonne organisation. Voici quelques clés pour vous aider à bien gérer cette transaction.
Estimer correctement le bien à vendre
La première étape d’une vente concomitante réussie est la bonne estimation du bien que vous souhaitez vendre. Cela vous permet en effet de déterminer l’apport dont vous disposez pour votre futur achat ! Une fois ce chiffre en tête, vous pourrez estimer votre capacité d’emprunt grâce à notre simulateur pour connaître votre capacité de financement totale.
S’entourer des bons professionnels
Bien qu’une vente concomitante puisse être menée seul, nous vous conseillons de vous faire accompagner pour bien gérer cette transaction. L’idéal est de faire appel à un nombre restreint d’interlocuteurs pour faciliter la transmission d’informations : une seule agence immobilière pour l’estimation de votre bien et la recherche de votre futur logement, un seul notaire pour les deux compromis…
Dans le cas où vous auriez besoin d’un crédit pour compléter l’achat du nouveau bien, vous avez tout intérêt à faire appel à un courtier immobilier CAFPI pour vous aider à monter votre dossier de prêt et à obtenir le meilleur taux de crédit pour votre projet ! Vous allez en effet devoir convaincre les banques de vous accompagner dans ce projet d’achat particulier.
Aligner les dates de signature des deux actes de vente
Vous l’avez compris, le secret d’une vente concomitante réussie réside dans le fait de bien gérer votre calendrier, en alignant au maximum la date de signature des deux actes de vente.
Pour cela, vous devez prévoir des délais réalistes entre l’acceptation de l’offre, la signature du compromis et la conclusion de la vente. Si un compromis peut être signé seulement quelques semaines après l’acceptation de l’offre (à condition d’avoir bien transmis tous les documents nécessaires au notaire), il faut prévoir au moins 3 mois entre la signature du compromis et celle de l’acte de vente. Pour vous éviter du stress ou l’annulation d’une des transactions, il vaut alors mieux prévoir une marge. Vous pouvez proposer à l’acheteur de signer une vente longue pour vous offrir un délai supplémentaire.
Sécuriser la vente avec des clauses suspensives
Comme évoqué plus haut, le principal risque d’une vente concomitante est d’avoir un acheteur qui se désiste, ce qui vous ferait perdre votre logement actuel et vous empêcherait d’acheter votre nouveau bien. Pour vous prémunir de ce risque, vous pouvez alors intégrer une clause suspensive dans le compromis de vente du bien que vous achetez, qui stipule que cet achat est conditionné par la vente de votre bien actuel. Bien entendu, vous devez avoir l’accord du vendeur pour ajouter une telle clause au compromis : cela pourra en rebuter plus d’un.
Quelles solutions en cas d’échec d’une vente concomitante ?
Même lorsqu’on est bien organisé, une vente concomitante peut échouer à cause d’un imprévu. Il vaut donc mieux se préparer au pire en prévoyant des solutions de repli.
Trouver un logement temporaire
Si, pour une raison ou une autre, vous parvenez à vendre votre bien mais que votre achat échoue, vous n’allez pas pouvoir retarder éternellement la signature de l’acte de vente. Il vous faudra alors trouver un logement temporaire pour vous y installer le temps que vous trouviez un nouveau bien à acheter. Cela vous obligera à déménager deux fois, mais vous serez moins pressé dans votre recherche de bien.
Souscrire à un prêt relais ou un prêt achat-revente
Si la vente de votre bien échoue et que vous ne voulez pas renoncer à votre achat, vous allez devoir obtenir un financement temporaire pour acheter votre nouveau logement en attendant de percevoir le produit de la vente de votre ancien bien. Pour cela, vous avez le choix entre deux solutions : un prêt relais ou un prêt achat-revente. Pour vous faire accompagner et obtenir votre financement dans les plus brefs délais, faites appel à un courtier immobilier CAFPI.
Mis à jour le 22/01/2026 à 10:50