Démission du gouvernement Bayrou : quel impact sur l’immobilier et le crédit en 2025 ?
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L’échec du vote de confiance le 8 septembre perpétue la période d’instabilité politique. S’il est difficile d’anticiper la réaction des marchés financiers, il est trop tôt pour évaluer l’impact sur le marché immobilier d’une part et les taux de crédit immobilier d’autre part. Certains points méritent donc un rappel auprès des emprunteurs et acheteurs pour les rassurer !
Une démission politique…qui interroge le marché immobilier
Ce matin, François Bayrou a présenté la démission de son gouvernement au Président de la République, Emmanuel Macron. Cela renforce l’instabilité politique de la France, déjà présente depuis de longs mois. Les incertitudes demeurent sur l’axe politique que prendra le Président.
Les acteurs du marché immobilier retiennent leur souffle mais ne s’attendent pas à un impact immédiat sur la dynamique du secteur.
La stabilité politique est un facteur de confiance pour les investisseurs immobiliers, pour les banques et aussi pour les futurs acquéreurs de logement. Toutefois, un changement de gouvernement n’impacte pas directement les taux de prêt immobilier.
Taux de crédit immobilier : pas d’impact immédiat
Caroline Arnould, Directrice générale de Cafpi, estime que la démission du gouvernement Bayrou n’aura aucun impact sur l’évolution des taux immobiliers, à court terme.
Heureusement, les taux immobiliers dépendent de multiples facteurs et non de l’actualité politique française. Les professionnels scrutent avec attention :
- les décisions de la Banque centrale européenne (BCE) : si les taux directeurs restent inchangés jeudi prochain, cela conforterait la détente observée ces derniers jours.
- la décision de l’agence de notation Fitch vendredi : une baisse de la note française aura un impact sur le coût de financement français.
- les réactions des marchés financiers et du coût d’emprunt de la France : l’anticipation de la démission a généré une augmentation du taux OAT (obligations assimilables du Trésor) à 10 ans à 3,5 %. Il est indéniable que la France emprunte à un taux plus élevé qu’auparavant, comme la plupart de ses voisins européens.
Conclusion : les taux de prêt immobilier ne sont pas impactés aujourd’hui par la démission du gouvernement Bayrou. En revanche, les décisions financières relatives à la France attendues en fin de semaine présentent plus de risque de jouer sur la stabilité des taux et du marché immobilier.
Conditions d’octroi de prêt : des règles toujours strictes
Les conditions d’octroi de prêt immobilier demeurent strictes. Entre les exigences du HCSF (Haut conseil de stabilité financière) et les incertitudes économiques et professionnelles, les banques se montrent toujours très vigilantes.
Elles exigent ainsi :
- un apport personnel souvent supérieur à 10 %
- un taux d’endettement plafonné à 35 % par le HCSF même si les banques peuvent déroger à cette règle dans un dossier sur 5
- des durées de crédit immobilier limitées à 25 ans (voire 27 ans dans certains cas).
L’obtention d’un prêt immobilier sans un dossier solide et complet, sans un apport conséquent et sans une situation stable s’avère compliquée. Le rôle du courtier reste alors prépondérant pour réussir son achat immobilier.
Perspectives pour l’immobilier pour fin 2025
À court terme, nous l’avons dit, il est peu vraisemblable d’avoir un choc sur les taux immobiliers ou sur l’octroi de crédit.
À moyen terme, la confiance des ménages et donc celle des acquéreurs et des investisseurs pourrait s’éroder. A l’instabilité politique vient s’ajouter le risque d’un automne de crise sociale. Cette ambiance est globalement anxiogène pour certains projets.
Les politiques publiques futures en matière de logement, de fiscalités et d’aides à l’accession seront déterminantes pour redonner confiance aux acteurs du marché immobilier. Après deux années noires, le marché avait repris un dynamisme traduit par une légère augmentation des prix immobiliers.
Emprunteur, si vous avez un projet d’achat immobilier, concrétisez-le sans attendre ! L’instabilité politique risque de durer pendant encore un long moment, avec des échéances électorales locales et nationales à venir. Si les taux ne devraient pas exploser, ils ne devraient pas non plus connaître de nouvelles baisses. Il est donc préférable de profiter des taux actuels !
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Mis à jour le 18/09/2025 à 09:29