Rachat de crédit refusé :
que faire ?

Marc Pilette
Par Marc Pilette - Mis à jour le 21/07/2025
7 min de lecture
Rachat de crédit refusé : que faire ?

Regrouper plusieurs emprunts, bénéficier d’un meilleur taux d’intérêt… Les motivations pour se tourner vers le rachat de crédits sont multiples. Cependant, tous les projets ne peuvent pas être faisables et un rachat de crédits peut être refusé. Dans ce cas-là, que faire ? CAFPI vous explique la marche à suivre en cas de refus de rachat de crédits.

L'essentiel à retenir
  • Plusieurs causes peuvent entraîner un refus de rachat de crédits : endettement trop élevé, revenus instables, fichage bancaire, absence de garanties…
  • D’autres solutions existent : prêt entre particuliers, garantie hypothécaire, vente d’un bien ou recours à un microcrédit.
  • Un bon dossier, des simulations réalistes et un accompagnement professionnel augmentent vos chances de réussite.
  • En cas de refus ou de situation délicate, vous pouvez négocier avec vos créanciers, faire appel à la loi MURCEF ou entamer une démarche de défichage.
  • Faire appel à un courtier CAFPI, c’est mettre toutes les chances de votre côté pour présenter un dossier solide, trouver la bonne offre et faire face aux refus éventuels.

Les causes d’un refus de rachat de crédits

Plusieurs motifs peuvent expliquer qu’un rachat de crédits vous soit refusé. Suivez notre guide pour les comprendre et mieux y remédier.

Impact de la dette et des créances

Un taux d’endettement trop élevé ou la multiplication des crédits en cours peuvent effrayer les établissements financiers. Un emprunteur ayant accumulé trop de dettes, notamment des crédits renouvelables ou à la consommation à taux élevé, est perçu comme à risque. De même, la présence de créances non remboursées ou en cours de contentieux peut compromettre l’obtention d’un rachat de crédits.

Bon à savoir

Le taux d’endettement maximum recommandé est de 35 % des revenus. Au-delà, les banques sont plus frileuses à accorder un nouveau crédit, sauf si l’emprunteur dispose d’un reste à vivre important.

Conséquences du fichage FICP et FCC

Être fiché au FICP (Fichier des incidents de remboursement des crédits aux particuliers) ou au FCC (Fichier Central des Chèques) bloque quasi systématiquement l’accès au rachat de crédits. Ces fichages signalent aux établissements prêteurs un manquement grave à vos obligations financières (chèque sans provision, retard de remboursement, surendettement…).

Important

Une fois fiché, il faut généralement attendre le règlement complet de la situation puis demander la levée du fichage pour redevenir éligible à un rachat de crédits.

Rôle du revenu et de la solvabilité

Un revenu insuffisant ou instable peut justifier un refus de rachat de crédits. Les établissements examinent votre capacité de remboursement future en se basant sur vos revenus réguliers (salaires, pensions, revenus locatifs…). Un revenu trop bas ou irrégulier, sans garantie complémentaire, fragilise votre solvabilité.

Le conseil CAFPI :
Si vos revenus sont irréguliers (freelance, saisonnier…), joignez des documents montrant leur régularité sur plusieurs mois ou années. Un bon historique bancaire peut rassurer les prêteurs.

Influence du chômage et de la situation professionnelle

Un emprunteur en recherche d'emploi ou en situation professionnelle précaire (CDD, intérim, auto-entrepreneur sans chiffre d'affaires stable) aura plus de mal à obtenir un rachat de crédits. Les banques recherchent une certaine stabilité, souvent liée à un CDI ou à une activité indépendante pérenne.

Bon à savoir

Certains établissements peuvent néanmoins accepter une demande si un co-emprunteur en CDI est ajouté au dossier, ou si une garantie est apportée.

Les solutions après un refus de rachat de crédits

Votre demande de rachat de crédits a été refusée ? Ne vous découragez pas !
Plusieurs solutions sont encore à votre disposition.

  • Les critères d’octroi et politiques de risque des établissements bancaires varient fréquemment. Vous pouvez aussi avoir eu affaire à une banque ayant eu des critères plus exigeants. Il ne faut donc pas perdre espoir : attendez quelques mois et réessayez.
  • Le refus de rachat de crédits d’une banque ne vaut pas refus de toutes les banques ! D’autres banques peuvent avoir des critères d’octroi plus souples (mais attention au coût total du rachat de crédits). Certaines banques peuvent aussi accepter des délais de remboursement plus longs et ainsi permettre de rendre votre taux d’endettement acceptable. 
  • S’il peut être tentant de tout de suite se diriger vers une banque différente de sa banque habituelle pour sa demande de rachat de crédits, il peut toutefois être judicieux de solliciter cette dernière : elle connaît votre profil, votre dossier et est donc plus encline à vous faire confiance. Dans sa relation commerciale, elle est plus susceptible de vous donner les raisons d’un rejet de votre demande.
  • Si le refus de rachat de crédits est lié à l’absence de garantie, étudiez la possibilité de souscrire un crédit hypothécaire si vous êtes propriétaire d'un bien immobilier. 
  • Pour garantir vos chances de succès, n’hésitez pas à faire appel à un courtier : cet expert du crédit activera son réseau de partenaires privilégiés pour faire accepter votre dossier. Il vous aide à constituer votre dossier, vous conseille et négocie ensuite pour vous la meilleure offre, accompagnée des meilleures garanties.
Bon à savoir

S’il vous refuse un rachat de crédits, l’établissement bancaire n’a pas le droit de vous facturer de frais ou de pénalités. Si des frais ont été prélevés par avance, l’organisme a l’obligation de rembourser les montants perçus. Retrouvez plus d’informations sur cette disposition dans la loi Murcef de 2001.

Alternatives de financement

Si le rachat de crédits classique vous est refusé, d’autres options peuvent être envisagées. Certaines banques ou organismes spécialisés proposent des offres adaptées aux profils dits « atypiques » ou à risque. Il est également possible de vous tourner vers des structures comme les associations de microcrédit social, ou encore des solutions de financement participatif.

Bon à savoir

Ces alternatives sont souvent réservées à des situations bien particulières et peuvent comporter des conditions strictes (montants plafonnés, justifications précises à fournir…).

Prêt entre particuliers : avantages et inconvénients

Le prêt entre particuliers peut être une solution temporaire pour rembourser certains crédits ou alléger votre situation. Il repose sur un accord écrit entre deux personnes physiques (famille, amis ou inconnus via une plateforme).

  • Avantages : démarches simplifiées, taux parfois plus avantageux, pas de condition bancaire.
  • Inconvénients : risque d’impayé, absence de garanties solides, impact sur les relations personnelles en cas de litige.

Le conseil CAFPI :
Encadrez toujours le prêt avec un contrat écrit, signé des deux parties, et enregistré auprès des impôts si le montant dépasse 5 000 €.

Utilisation de la propriété comme garantie

Si vous êtes propriétaire d’un bien immobilier, vous pouvez proposer une garantie hypothécaire. Cette solution permet à la banque de sécuriser son risque, ce qui peut la convaincre d’accepter un dossier fragile.

Deux options principales :

  • Hypothèque classique : l’organisme prêteur prend une garantie sur votre bien.
  • Crédit hypothécaire de trésorerie : vous empruntez une somme adossée à la valeur de votre bien, même sans projet immobilier spécifique.
Bon à savoir

Cette solution n’est accessible qu’aux propriétaires (ou co-emprunteurs propriétaires) et peut générer des frais supplémentaires (notaire, mainlevée…).

Vente de biens pour réduire les dettes

En cas de surendettement ou de refus répétés, la vente de certains biens (résidence secondaire, véhicule de valeur, placements financiers…) peut permettre de réduire le montant de vos dettes et d’assainir votre situation financière.
C’est une démarche difficile, mais parfois nécessaire pour repartir sur de meilleures bases et présenter un dossier de rachat de crédits plus solide par la suite.

Important

La vente d’un bien peut également permettre d’éviter une procédure de surendettement, voire une saisie judiciaire si la situation se dégrade.

Quelques conseils pour éviter un refus de rachat de crédits

Éviter que son rachat de crédit soit refusé, c’est possible.

Présenter un bon dossier de financement

Pour cela, commencez par constituer un dossier de financement complet et soigné. Le dossier de rachat de crédits est, au même titre qu’un dossier de demande de crédit, un élément essentiel pour convaincre une banque.

Joignez tous les justificatifs nécessaires, détaillez votre situation au maximum, soyez honnête et transparent. Pensez à intégrer un élément rassurant, si possible : une hypothèque ou une caution solidaire.

Un dossier de rachat de crédits irréprochable aidera à rassurer l’organisme prêteur. La banque doit vous accorder sa confiance sur la base de ce dossier ! Ne négligez aucune pièce demandée et joignez des éléments complémentaires propres à convaincre la banque.

Documents nécessaires pour un dossier solide

Un dossier bien préparé augmente considérablement vos chances d’obtenir un rachat de crédits. En plus du formulaire de demande et des pièces d’identité, veillez à fournir l’ensemble des justificatifs requis :

  • 3 derniers bulletins de salaire ou justificatifs de revenus,
  • avis d’imposition,
  • relevés de comptes bancaires (généralement 3 mois),
  • tableaux d’amortissement des prêts en cours,
  • justificatifs de charges (loyer, pension alimentaire…),
  • titre de propriété ou bail locatif selon votre statut.
Bon à savoir

Certains établissements peuvent aussi demander des documents complémentaires (attestation d’hébergement, justificatifs de situation matrimoniale…). Vérifiez leur liste exacte en amont pour ne rien oublier.

Anticiper la demande auprès de l’organisme de financement

Vous connaissez les critères d’endettement maximum des banques (35 % des revenus). Il est donc inutile de demander un rachat de crédits avec un endettement très au-dessus. Au contraire, améliorez votre situation personnelle ou financière pendant 2 ou 3 mois avant de présenter une demande de rachat de crédits.

Reportez les achats non urgents ou non nécessaires pour assainir votre dossier et augmenter vos chances d’obtenir un rachat de crédits. Évitez les comportements qui dérangent un organisme de crédit comme des dettes de jeux, des achats compulsifs, la multiplication de crédits renouvelables, etc. Étudiez minutieusement vos relevés de compte pour limiter, supprimer ou renégocier les dépenses. 

Réaliser des simulations pertinentes avant de se lancer

Avant de déposer une demande officielle, il est essentiel de réaliser plusieurs simulations de rachat de crédits. Cela vous permet de :

  • tester différents montants et durées d’emprunt,
  • évaluer votre futur taux d’endettement,
  • anticiper votre nouvelle mensualité,
  • identifier les offres les plus adaptées à votre profil.

Les simulateurs en ligne, comme ceux proposés par CAFPI, vous donnent une estimation réaliste de votre capacité de remboursement. En les comparant à vos revenus, vous pouvez affiner votre projet, ajuster vos attentes… et éviter les refus.

Le conseil CAFPI :
Visez un projet cohérent avec votre situation réelle (âge, revenus à venir, durée souhaitée). Une simulation trop ambitieuse pourrait vous nuire.

Travaillez chaque élément du dossier de crédit : assurance, garantie

En cas de refus d’un rachat de crédit immobilier, challengez l’assurance emprunteur. Son coût varie d’un organisme à un autre. Bien négocier son assurance peut permettre de gagner des points sur le TAEG (taux annuel effectif global) et ainsi, éviter le refus de rachat de crédits.

En France, le taux d’usure marque le plafond pour les banques. La Banque de France le revalorise au début de chaque trimestre civil.

Faites jouer la concurrence pour l’assurance emprunteur. Cela peut avoir un impact sur votre taux d’intérêt et l'acceptation ou non du crédit. Négociez également le coût de la garantie ou faites un effort pour accepter une garantie solide, si cela peut aider à faire accepter votre dossier de regroupement.

Bon à savoir

Selon la nature de votre regroupement de prêts, un taux d’usure différent s’applique. En effet, il existe un seuil pour les crédits à la consommation et des seuils pour les crédits immobiliers en fonction de leur durée.

Obtenir un rachat de crédits revient à optimiser chaque élément : durée totale de remboursement, assurance emprunteur, garantie exigée par le prêteur, etc.

Les conditions des organismes de garantie évoluent fréquemment. Un rejet passé de votre demande peut évoluer vers une réponse positive. Si vous n’avez pas eu besoin d’une hypothèque lors de la signature de votre prêt immobilier, peut-être que c’est une solution à envisager lors du regroupement de prêts ? 

Surveiller l’évolution des taux d’intérêt 

Enfin, gardez toujours un œil sur les taux d’intérêt proposés. Ceux-ci peuvent varier du simple au double, et l’opération ne deviendrait alors plus intéressante pour vous. En préparant au mieux votre projet, en vous fixant un taux d’intérêt “ idéal ”, vous rassurez l’organisme bancaire et celui-ci est plus à même d’accepter votre rachat de crédits.

Pour autant, il est inutile de réaliser des rachats de crédits tous les ans ! Même en période de baisse des taux, un regroupement de crédits dans l’année précédant la demande risque de conduire à un refus de votre demande de rachat de crédits. Faire votre demande de rachat de crédits au bon moment. Les établissements financiers ont des quotas de crédit par trimestre ou par an. 

Faire appel à un professionnel

Ne restez pas seul ! Contactez un professionnel pour demander une renégociation de votre prêt principal ou pour faire le point sur votre refus de rachat de crédits et les solutions possibles. Renseignez-vous et étudiez bien vos engagements et le coût total avant de signer un nouvel emprunt.

Un courtier vous aide à préciser vos besoins, à rechercher le meilleur financement et à négocier chaque point de votre nouveau prêt. Grâce à son expertise et ses outils de simulation, vous avez une vision globale du coût total et de vos finances mensuelles. Sa maîtrise des marchés financiers vous permet de faire votre demande au bon moment. En outre, son réseau de partenaires bancaires lui permet de solliciter l’établissement le plus susceptible de ne pas refuser votre demande de regroupement.

En outre, il vous explique le vocabulaire ou les notions complexes d’une opération de regroupement. Il attire votre attention sur les points de vigilance comme le montant des indemnités de remboursement anticipé.

Bref, le courtier apparaît comme le partenaire idéal pour réussir son regroupement de crédits.

Recours possibles en cas de surendettement

En cas de refus répétés ou de situation financière trop tendue, des dispositifs existent pour vous aider à sortir la tête de l’eau.

Comment lever un fichage FICP ou FCC

Pour sortir d’une situation de fichage (FICP ou FCC), il est impératif de régulariser l’incident à l’origine de l’inscription :

  • Pour un fichage FICP : il faut rembourser l’intégralité des échéances impayées ou solder les crédits concernés.
  • Pour un fichage FCC : vous devez approvisionner le compte concerné par le chèque sans provision ou obtenir un accord écrit du bénéficiaire pour annuler le signalement.

Une fois la situation régularisée, la banque ou l’établissement à l’origine du signalement dispose de 10 jours ouvrés pour demander la levée du fichage auprès de la Banque de France.

Le fichage FICP peut aussi être levé à l’issue d’un plan de surendettement respecté jusqu’au terme.

Négociation avec les créanciers

Avant d’envisager une procédure de surendettement, il est recommandé de négocier directement avec vos créanciers. Vous pouvez par exemple :

  • demander un report d’échéances ou un étalement de la dette,
  • solliciter une baisse temporaire du taux d’intérêt,
  • proposer un remboursement partiel en une fois (si vous avez une rentrée d’argent).

Ces négociations à l’amiable permettent parfois d’assainir la situation sans passer par la Banque de France.

Le conseil CAFPI :
Formalisez tout accord par écrit, afin d’éviter les malentendus.

Protection des emprunteurs par la loi MURCEF

La loi MURCEF (Mesures Urgentes de Réformes à Caractère Économique et Financier) de 2001 protège les emprunteurs face à certains abus. Elle impose notamment que :

  • Aucun frais ne peut être facturé avant l’obtention effective d’un prêt ;
  • Les courtiers et intermédiaires doivent signer un mandat écrit avec l’emprunteur ;
  • Les conditions de rémunération doivent être clairement précisées.

En cas de refus de rachat de crédits, la banque n’a donc pas le droit de prélever de frais de dossier. Si cela arrive, vous pouvez demander un remboursement et signaler la pratique aux autorités compétentes.

Refus de rachat de crédits : comment rebondir sereinement

Le refus d’un rachat de crédits n’est pas une impasse. Voici quelques réflexes utiles à garder à l’esprit pour rebondir efficacement.
Importance de la gestion du budget et des charges

Le meilleur moyen d’éviter un refus (ou une rechute financière après un rachat de crédits) reste une gestion rigoureuse de votre budget. Il est essentiel de :

  • suivre vos dépenses mensuelles,
  • éviter les crédits renouvelables ou les achats compulsifs,
  • mettre en place des virements automatiques pour les charges fixes,
  • épargner régulièrement, même de petites sommes.

Une bonne discipline financière inspire confiance aux prêteurs… et vous permet de retrouver une situation saine durablement.

Comparaison des offres et concurrence

Ne vous arrêtez pas à la première proposition de rachat de crédits ! Tous les organismes n’appliquent pas les mêmes critères ni les mêmes taux.

Pour optimiser votre dossier :

Le bon réflexe ? Faire appel à un courtier comme CAFPI, qui interrogera pour vous plusieurs partenaires bancaires et vous obtiendra l’offre la plus adaptée.

En étant bien accompagné, même un premier refus peut devenir une opportunité de mieux rebondir.

Marc Pilette
Par Marc Pilette, Directeur marketing
Mis à jour le 21/07/2025 à 14:26
Marc a commencé sa carrière en 2007, se spécialisant dans le secteur bancaire et immobilier. Il a travaillé pour de grands groupes comme la Caisse d’Epargne ou Nexity, apportant son expertise sur ces domaines. Depuis 2017 chez CAFPI, Marc est directeur marketing. Il fait des contributions significatives en rédigeant sur des sujets tels que le crédit immobilier et le rachat de crédits. Au-delà d’apporter une expertise, ses écrits ont pour objectif d’aider nos lecteurs à naviguer dans ces domaines complexes. > Linkedin
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