Démission de Sébastien Lecornu : faut-il craindre une remontée des taux immobiliers ?
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L’annonce de la démission de Sébastien Lecornu, survenue le 6 octobre 2025, a ajouté une nouvelle dose d’incertitude dans un climat économique déjà tendu.
En quelques heures, la France s’est retrouvée sans gouvernement, alors que le marché immobilier commençait tout juste à retrouver de la stabilité.
Mais faut-il craindre une remontée des taux de crédit immobilier ? Et surtout, est-ce le bon moment pour emprunter ?
- Les taux restent attractifs autour de 3,22 % sur 20 ans.
- Les marchés peuvent réagir temporairement à la hausse, avant stabilisation.
- Bloquer son taux aujourd’hui, c’est se prémunir contre une éventuelle remontée.
- es banques demeurent réceptives aux projets bien préparés, notamment avec un apport solide et une bonne gestion financière.
Une instabilité politique, mais un impact limité sur les taux
Les marchés financiers ont réagi immédiatement à la démission du Premier ministre : légère baisse de l’euro, hausse des taux des obligations d’État françaises (OAT), et repli des valeurs bancaires. Ces réactions à chaud traduisent surtout un moment de nervosité passager, plutôt qu’un retournement durable de tendance.
Les taux de crédit en ce mois d'octobre se situent autour de 3,30 % sur 25 ans, 3,22 % sur 20 ans et 3,10 % sur 15 ans. Des niveaux qui restent historiquement raisonnables, surtout si on les compare aux pics de 2023, lorsque les taux avaient franchi les 4 %.
Si l’instabilité politique peut provoquer un léger sursaut sur les marchés obligataires, le lien avec les taux des crédits immobiliers reste indirect. Les banques continuent de se battre pour capter les bons dossiers, et la concurrence joue toujours en faveur des emprunteurs.
Sécuriser son taux, le bon réflexe selon CAFPI
Pour Caroline Arnould, directrice générale de CAFPI, la démission du gouvernement Lecornu ne doit pas inciter les emprunteurs à temporiser :
Les marchés obligataires réagissent souvent à chaud avant de se stabiliser. Le vrai risque, pour les acheteurs, c’est de perdre leur financement.
En clair : les emprunteurs qui temporisent en espérant une baisse des taux prennent un risque plus grand que celui d’un léger ajustement à la hausse. Les conditions actuelles demeurent favorables, et les banques restent ouvertes au financement des projets solides.
Rien ne justifie d’attendre. En période d’incertitude, mieux vaut sécuriser son taux au plus vite
Caroline Arnould
Pourquoi il ne faut pas “attendre” le prochain gouvernement
L’absence de gouvernement ne signifie pas l’arrêt de l’économie. Les décisions de politique monétaire (comme celles de la BCE) et les mouvements des marchés financiers ne dépendent pas directement de la composition du cabinet.
Même en cas de période de “gestion des affaires courantes”, les banques continuent à prêter — mais elles ajustent leurs conditions en fonction du climat économique et du risque perçu.
Dans ce contexte, les meilleurs dossiers obtiendront les meilleurs taux, à condition d’agir rapidement.
Pour les emprunteurs, l’enjeu n’est pas d’attendre un gouvernement stable, mais de sécuriser un taux compétitif tant que les conditions le permettent. Chez CAFPI, les experts accompagnent chaque emprunteur pour trouver la meilleure offre parmi plus de 100 partenaires bancaires, et transformer une période d’incertitude en opportunité.
Mis à jour le 09/10/2025 à 08:40