DPE collectif en copropriété : un outil clé pour la transition énergétique en 2025
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Depuis plusieurs années, la transition énergétique s’invite dans les projets immobiliers. Et 2025 marque un tournant pour les copropriétés : depuis 1er janvier, le DPE collectif est obligatoire dans certains immeubles.
Qu’est-ce que cela implique pour les copropriétaires ? Pourquoi cette mesure est-elle un levier important pour améliorer la performance énergétique du parc immobilier français ?
On fait le point.
Pourquoi le DPE collectif est essentiel dans la transition énergétique
Le Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) n’est pas nouveau : il accompagne depuis longtemps les ventes et locations de logements individuels.
Mais avec le DPE collectif, c’est désormais l’ensemble d’un immeuble en copropriété qui fait l’objet d’une évaluation globale de sa consommation d’énergie et de ses émissions de gaz à effet de serre.
Ce changement s’inscrit dans une volonté gouvernementale claire : massifier la rénovation énergétique des bâtiments. Le parc immobilier français reste en grande partie énergivore, notamment les copropriétés construites avant 1990. En identifiant les failles d’un bâtiment (isolation, chauffage collectif, ventilation...), le DPE collectif offre une base solide pour planifier les travaux à engager et améliorer la performance globale de l’immeuble.
Le DPE collectif est devenu obligatoire le 1er janvier 2025 pour toutes les copropriétés à usage d’habitation de plus de 200 lots (tous types confondus). Les copropriétés de 51 à 200 lots seront concernées en 2026, et celles de moins de 50 lots en 2027.
Comment mettre en place un DPE collectif en copropriété ?
La mise en place d’un DPE collectif passe par une décision de la copropriété en assemblée générale.
C’est au syndic de copropriété de faire inscrire ce point à l’ordre du jour et de proposer le choix d’un professionnel certifié pour réaliser le diagnostic.
Le diagnostiqueur doit être certifié DPE avec mention "tertiaire", car ce diagnostic porte sur des parties communes et doit prendre en compte les caractéristiques globales de l’immeuble (mode de chauffage, ventilation collective, isolation des murs et toitures, etc.).
Le DPE collectif a une validité de 10 ans, sauf si des travaux de rénovation significatifs modifient la performance énergétique du bâtiment. Il doit être intégré au carnet d'information du logement et aux documents de la copropriété (notamment le DTG – diagnostic technique global – si celui-ci a été établi).
Si un audit énergétique global a déjà été réalisé pour l’immeuble, il peut valoir DPE collectif à condition de respecter les exigences réglementaires.
DPE collectif : à quel coût et avec quels enjeux ?
Comme tout projet en copropriété, la mise en œuvre du DPE collectif peut soulever des freins, d’ordre organisationnel ou financier :
- Trouver un consensus en assemblée générale : certains copropriétaires peuvent craindre une incitation indirecte à faire des travaux coûteux.
- Coût du diagnostic : il dépend de la taille de la copropriété et de la complexité du bâtiment. En moyenne, il faut compter entre 1 500 et 3 000 € pour un immeuble de taille moyenne.
- Interprétation des résultats : un mauvais classement peut inquiéter les copropriétaires ou futurs acquéreurs. Il est pourtant un levier utile pour anticiper la rénovation énergétique, qui deviendra incontournable dans les années à venir.
Malgré ces défis, le DPE collectif est une opportunité précieuse pour valoriser les biens, réduire les charges (notamment de chauffage), et anticiper les futures obligations liées à la performance énergétique.
Mis à jour le 17/03/2026 à 16:35