MaPrimeRénov’ suspendue en 2026 : quelles conséquences pour les ménages ?
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Faute de budget, le dispositif MaPrimeRénov’ s'arrête au 1er janvier 2026 ! Excédés, les professionnels du bâtiment réclament des mesures pérennes. Quelles sont les conséquences de cette nouvelle suspension de la principale d’aide à la rénovation des logements ? Quelles alternatives pour réaliser des travaux ?
Pourquoi MaPrimeRénov’ risque une suspension en 2026 ?
Le 21 décembre, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, a confirmé que l’aide MaPrimeRénov’ ne serait pas disponible pour de nouveaux projets dès le 1er janvier 2026.
Ceci pour une raison simple : l’échec de la commission mixte paritaire sur le Budget 2026. Faute de budget, le dispositif n’est pas reconduit.
Rappelons que MaPrimeRénov’ a déjà fait l’objet d’une suspension l’été 2025 ! Pour les professionnels de la rénovation, ces stop-and-go manquent de sérieux et de visibilité pour les ménages.
Le président de la Capeb (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment), Jean-Christophe Repon, estime irresponsable cette absence de vote d’un budget par les parlementaires. De nombreux artisans et entreprises du bâtiment sont concernés alors que le secteur souffre depuis deux ans et a perdu 40 000 emplois.
Il espère pouvoir travailler avec le ministère du Logement pour trouver des solutions et alternatives. Il évoque ainsi un plan pluriannuel sur 5 ans de rénovation énergétique pour éviter les aléas annuels du vote du budget. La Confédération souhaite pouvoir mixer argent public et argent privé (via les certificats d’économie d'énergie CEE ou par un financement bancaire) pour alléger le coût pour l’État français.
Les propositions sont entre les mains du gouvernement, qui avait jusqu’à présent privilégié les aides à destination des travaux de rénovation d'envergure pour les ménages les plus modestes.
Conséquences pour les ménages et les projets de rénovation
De nombreux dossiers sont encore en cours d’instruction auprès de l’Anah (Agence nationale de l’habitat). Pour les ménages qui viennent d’acheter ou envisagent d’acheter un bien à rénover, cela peut compromettre l’équilibre financier de l'opération.
Sans oublier les copropriétés qui pouvaient également bénéficier de MaPrimeRénov’ pour améliorer la performance énergétique des immeubles.
L’Anah prend du temps pour examiner chaque demande d’aide compte tenu d’un nombre important de fraudes. En complément, seules 50 000 entreprises bénéficient du label RGE (reconnu garant de l’environnement) qui permet de déposer une demande MaPrimeRénov’. Or, il faudrait mobiliser 10 fois plus d’entreprises pour atteindre les objectifs de rénovation énergétique fixés par l’État.
Solutions financières pour continuer vos travaux malgré la suspension
Rassurez-vous si vous projetez des travaux de rénovation ! Il existe d’autres solutions de financement. En premier lieu, faites le point avec un courtier CAFPI sur votre projet. Vous étudiez ensemble votre situation financière et faites le point sur les dispositifs et aides possibles.
Citons notamment quelques alternatives :
- Prêt travaux : pour un crédit inférieur à 75 000 € (et prochainement 100 000 €), vous pouvez souscrire un prêt à la consommation pour financer vos travaux.
- Prêt immobilier : pour les travaux d’envergure ou pour un achat dans l’ancien avec travaux, souscrivez un seul prêt immobilier pour financer l'acquisition et la rénovation de votre logement.
- Eco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) : un prêt à taux zéro pour vos travaux de performance énergétique, sous condition de revenus et de logement.
Votre courtier CAFPI vous accompagne à chaque étape de vos projets de financement : de la simulation d’un logement avec rénovation, agrandissement ou second achat à la signature notaire, . Faites confiance à votre courtier pour trouver les meilleurs financements en vigueur au moment voulu.
Mis à jour le 24/12/2025 à 14:44